Deux taux, deux questions
Quelle part de ma production est-ce que je consomme moi-même ?
Électricité produite et consommée sur place ÷ production totale
Quelle part de ma consommation est couverte par ma production ? On parle aussi d’autoproduction.
Électricité produite et consommée sur place ÷ consommation totale
Un calcul illustré
Prenons un foyer fictif, à titre d’exemple seulement :
- il consomme 8 000 kWh par an ;
- son installation produit 4 000 kWh par an ;
- il consomme directement 2 400 kWh de cette production, le reste partant sur le réseau.
| Indicateur | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Taux d’autoconsommation | 2 400 ÷ 4 000 | 60 % |
| Taux d’autonomie | 2 400 ÷ 8 000 | 30 % |
| Surplus injecté | 4 000 − 2 400 | 1 600 kWh |
Ce foyer utilise bien sa production (60 %), mais reste largement dépendant du réseau (30 % d’autonomie). Il n’y a là rien d’anormal : la nuit et l’hiver, la production est faible ou nulle.
Le bon équilibre
Les deux taux évoluent en sens inverse lorsque la puissance augmente :
- Une petite installation est presque entièrement autoconsommée, mais couvre peu de besoins.
- Une grande installation couvre davantage de besoins, mais une part croissante de sa production part sur le réseau, souvent moins bien valorisée.
Le « bon » dimensionnement dépend donc de votre objectif : réduire au mieux votre facture pour un budget donné, gagner en indépendance, ou préparer de nouveaux usages.
Une autonomie de 100 % sur une année entière est très difficile à atteindre pour une maison raccordée au réseau, même avec une batterie. Méfiez-vous des promesses qui l’affirment.
Les leviers pour mieux autoconsommer
- Déplacer certains usages en milieu de journée : chauffe-eau, électroménager, recharge. Le pilotage des usages.
- Ajuster la puissance au profil de consommation plutôt qu’à la surface disponible.
- Envisager un stockage lorsque le calcul le justifie. Le guide du stockage.